Aïe !

EXPOSITION DU 1er AU 30 MARS 2018

CÉCILE MESNIER Aïe !

L’origine d’une œuvre de Cécile Mesnier est souvent photographique.
Partir d’une image du réel afin que celui-ci disparaisse au gré des couches posées par ses impulsions picturales pourrait définir sa démarche. Toutefois, ne nous méprenons pas car l’artiste ne fuit pas le réel. Elle semble plutôt tourner autour via les chemins de l’onirisme. Car, au détour de ces rêves et hallucinations, c’est bien de nos propres et réelles situations d’êtres vivants et pensants qu’il s’agit. Toutes les œuvres présentées sont des portraits.
De qui, de quoi, de quelle époque, d’où viennent-ils ?
A chacun de voir ce qu’il souhaite et c’est surtout dans son imagination qu’il est bon d’aller chercher ses vérités. Tout en n’oubliant pas, bien sûr, que le masque démasque…

Exposition de peinture du 1er au 30 Mars
Epicentre Factory du lundi au vendredi de 9h à 18h00
Vernissage Samedi 10 Mars 18h30 en présence de l’artiste qui se produira en concert avec la formation Mauvaise Surprise (trans-hypno-animale)

MARS 2018 - Interview de Cécile Quintin, directrice de Ici Est l’Art, à l’artiste peintre Cécile Mesnier.

Dans vos peintures Cécile il y a une grande part de liberté quand à la représentation des figures. D’où vous vient l’inspiration pour les sujets ainsi dessinés ?

Cécile Mesnier : « L’inspiration me vient de plein d’endroits différents. Qu’il s’agisse d’affiches de concerts, de BD, de films, de peintures, de pochettes de vinyles, de badges, du travail, des loisirs. Je pioche à chaque endroit des éléments qui me plaisent, un graphisme, des couleurs, une idée et je commence à construire mentalement un univers qui serait propre à chaque peinture. En général, tout cela s’écroule bien vite sur la toile ou le papier et je me fais surprendre par ce qui arrive. Alors la peinture peut commencer... »

Les œuvres présentées sont-elles dans la continuité de vos précédentes créations, y a t il une évolution dans votre pratique et quelles sont les pistes à venir ?  

C.M. : « Les œuvres présentées constituent une nouvelle série où j’ai décidé de lâcher le « motif » et le « souci » de représentation pour m’embarquer de façon beaucoup plus directe dans la figuration et la proposition d’univers. Je vois ces peintures comme des arrêts sur image d’un temps, d’une action en train de se produire et j’essaye finalement de les caricaturer en elles-mêmes, de les rendre presque « trop » jusqu’à faire « Aïe ! Cette tentative parfois « brutale » est une forme de concentration d’images, de couleurs, de temps. Une sorte de combinaison saturée du monde d’aujourd’hui. Je souhaite prolonger cette série en radicalisant peut-être encore plus les graphismes, le choix de la construction de l’image, des couleurs, pour aller plus vite et de façon plus claire dans un propos. Je ne sais pas encore de quels sujets il s’agira... »

Le soir du vernissage vous allez vous mettre en scène dans le groupe Mauvaise Surprise. Pouvez-vous nous en parler un peu ?

C.M. :  « Tout d’abord, je vous rappelle le style de notre groupe avec Blandine Comte, batteuse du groupe. Il s’agit de « Trans-Hypnose-Animale » cela vous laissera peut-être dubitatifs...et c’est bien ce qu’on recherche : à vous surprendre ! Je peux dire qu’il y a directement un lien entre ma peinture et ma façon de jouer du clavier dans « Mauvaise Surprise ». Il s’agit de répétition de motifs, de transformations, de ruptures, d’accumulation, de saturation... de quelque chose qui nous embarque et nous fait perdre nos repères. Voilà ce qui me plaît ! Et aussi de peut-être réussir à vous faire bouger quelques membres pour embarquer avec nous... »
Retour en vidéo du concert inaugural :